Dans cet article, nous souhaitons nous pencher sur le système nerveux autonome. Il fait partie du système nerveux périphérique et prend en charge toutes les fonctions qui ne sont pas contrôlées par notre volonté. Cependant, il existe également un aspect subtil de ce système qui n’est pas communément connu, à savoir que le système nerveux autonome peut être utilisé pour nous ramener à l’équilibre s’il est correctement activé. Voyons comment activer le support pour la diffusion et l’utilisation de nos énergies intérieures.

Dans un article précédent sur la relation entre la naturopathie et le système nerveux, une introduction a été donnée au système nerveux général et à la manière dont nous pouvons intervenir  avec des méthodes naturelles pour agir à un niveau subtil.

Dans cet article, nous souhaitons nous pencher sur le système nerveux autonome. Il fait partie du système nerveux périphérique et prend en charge toutes les fonctions qui ne sont pas contrôlées par notre volonté. Par exemple, lorsque nous allons courir, notre rythme cardiaque s’accélère automatiquement et lorsque nous nous arrêtons, notre rythme cardiaque décélère automatiquement. Si nous sommes effrayés, le rythme cardiaque s’accélère aussi automatiquement. Ces fonctions ont lieu grâce au système nerveux autonome.

Le système nerveux autonome est divisé en deux systèmes : le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique, qui ont des fonctions antagonistes : stimulation du sympathique et inhibition du parasympathique. Par conséquent, c’est le système sympathique qui accélère le rythme cardiaque (dans le cas de l’exemple ci-dessus) et c’est le parasympathique qui ramène le rythme cardiaque à la normale.

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C’est à peu près ce que l’on sait au niveau physique.

Mais il existe également un aspect subtil de ce système qui n’est pas communément connu, à savoir que le système nerveux autonome peut être utilisé pour nous ramener à l’équilibre s’il est correctement activé. En effet, ce système n’est pas seulement le support de la propagation de l’influx nerveux, mais aussi le support de la diffusion et de l’utilisation de nos énergies intérieures.

En particulier, ce système au niveau subtil est divisé en trois canaux énergétiques : Ida Nadi, Pingala Nadi et Sushumna Nadi (en sanskrit).

L’Ida Nadi est le canal de gauche, c’est un canal lunaire (dans la tradition chinoise il est Yin) et fournit l’énergie pour nos activités émotionnelles. Pingala Nadi est le canal droit, c’est un canal solaire (dans la tradition chinoise il est Yang) et fournit l’énergie pour nos activités physiques et mentales. Enfin le Sushumna Nadi est le canal central (dans la tradition chinoise il est appelé Zhong ou Shen), il est le canal de l’évolution et correspond à l’intégration des canaux droit et gauche, intégration qui se produit lorsque l’on est en parfait équilibre.

Ce qui se passe généralement, c’est que nous prenons l’énergie des canaux gauche et droit, alors que le canal central n’est pas actif. Lorsque nous consommons trop d’énergie à partir de ces canaux, nous ne savons pas comment la reconstituer et ils s’épuisent ; nous pouvons alors avoir des effets indésirables dont nous ne sommes pas conscients au départ, mais qui peuvent entraîner un véritable dysfonctionnement ou une maladie à long terme. Et ce qui aggrave la situation, c’est que nous ne sommes pas en mesure de savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en nous-mêmes jusqu’au moment où nous tombons malades.

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En activant le canal central, notre Sushumna Nadi, nous pouvons non seulement reconstituer l’énergie qui a été épuisée, mais aussi ramener notre système énergétique à la normale. En outre, grâce au réseau complexe et étendu de connexions internes, notre système nerveux est également un système qui surveille en permanence notre état intérieur ; nous pouvons donc savoir à tout moment comment nous allons, c’est-à-dire faire un auto-diagnostic.

Tant que ce mécanisme n’est pas mis en action en nous, nous ne réalisons pas sa grande valeur et son aspect novateur. Jamais auparavant il n’a été possible de mettre de telles connaissances à la disposition des masses : ces connaissances étaient réservées à quelques, très rares, maîtres de yoga.

Comment activez-vous votre système nerveux autonome ?

Là encore, la réponse est simple – bien sûr – si vous la connaissez.

Depuis l’Antiquité, on connaît notre système subtil et la présence dans notre sacrum (probablement les Grecs avaient deviné sa valeur en le nommant ainsi) d’une énergie appelée en sanskrit Kundalini.

La Kundalini se trouve dans notre os sacrum dès la naissance et y reste à l’état latent, à moins qu’elle ne soit éveillée. L’éveil de la Kundalini ne peut être forcé, mais peut seulement se produire naturellement, comme tout processus vivant.

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Une fois cette énergie éveillée, elle remonte le canal central et sort de la fontanelle (au sommet de la tête, au niveau du chakra du Sahasrara) pour s’unir à l’énergie cosmique omniprésente ; cette connexion est appelée Yoga, qui signifie « union ».

On comprend alors comment il est possible de puiser dans une source d’énergie infinie, qui va ensuite aider les canaux Ida et Pingala à se rééquilibrer. Cette énergie est, comme nous l’avons dit, capable d’activer le système nerveux autonome, en ce sens qu’elle nous permet de percevoir notre état intérieur sur nos mains (de manière similaire à la réflexologie) à travers des signaux clairs que nous pouvons apprendre à identifier.

Ce mécanisme – vraiment très simple et immédiat, à tel point que même les enfants sont capables de le manipuler – s’appelle la réalisation de soi.

En fait, l’amélioration de la santé n’est qu’un « effet secondaire » du rétablissement de notre état d’équilibre intérieur, mais le but ultime du yoga est de se réaliser complètement.