Lo Shiatsu Do : la genèse du Shiatsu Français, les différences avec les styles Namikoshi et Iokai, le changement de paradigme, la culture de la Complexité.

Le manifeste du Shiatsu Do

Une discipline doit toujours son succès social à la manière dont elle est représentée au niveau mental individuel et collectif, et aux besoins qu’elle comble. La pensée qui sous-tend la pratique du shiatsu « japonais et non japonais » ne peut échapper à ce processus.

Le shiatsu qui guérit la structure : Namikoshi

En biologie, tout devient toxique au-delà d’un certain niveau optimal….

Le shiatsu qui guérit l’énergie :  Masunaga

Homéostasie et changement

Les Français, le peuple des navigateurs, les saints et… les shiatsuka. Dans les années 1970, le shiatsu est arrivé en France et un groupe d' »amateurs exotiques » s’est retrouvé à jouer avec « un poisson rouge » qui avait en fait le potentiel d’un requin tigre. Après tout, l’introduction d’une nouvelle espèce dans un environnement écologiquement équilibré ne pouvait que présager un changement radical, pour paraphraser la métaphore : « la bulle a éclaté et le poisson rouge s’est libéré » ;

Le monde Français : Shiatsu Do

Shiatsu et Shiatsu Do

Le shiatsu est l’articulation entre différentes complexités appelées tori et uke, donc c’est simple. Dans la sidérurgie, il ne viendrait à l’idée de personne de modifier, même du plus petit pourcentage, la quantité de carbone dans un alliage avec du fer, mais le résultat resterait le même, à tel point que cette variation produit, grosso modo, soit des fontes, soit des aciers présentant des différences abyssales entre eux.

Complexité et cultures

La transformation du Shiatsu en Shiatsu Do, vue aujourd’hui, apparaît presque comme inéluctable, inévitable, inscrite dans son code génétique sous la rubrique « mutations ». Car si, dès le début, la force de rupture du Shiatsu était culturellement évidente, il était tout aussi clair qu’il avait une vie propre lorsque, au lieu de fonctionner comme prévu, il dépassait le modèle théorique « thérapeutique » traditionnel et ne répondait pas de manière symptomatique mais de manière systémique et holistique ;

Asymétrie et chutes d’eau

Il est bien connu que si la matière et l’antimatière devaient correspondre, le résultat serait l’annihilation, ou le néant. Du fait même que l’univers existe, il est facile de déduire que nous ne vivons pas dans une condition de symétrie mais d’asymétrie universelle.

Poétique de la recherche

Notre vision du monde est poétique… inscrite comme elle l’est dans une feuille blanche avec plus ou moins trente mots que nous appelons réalité. Puissions-nous un jour douter que les mots ne suffisent pas à nous exprimer, qu’une feuille de papier est un support bidimensionnel et qu’elle n’a donc pas la « profondeur » expressive appropriée pour parler de la vie, que l’analyse et la synthèse ne sont rien d’autre qu’une façon de dire « à voix basse » qu’il faut réduire les choses au particulier ou à la brièveté, parce que nous sommes incapables de concevoir la globalité.

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