Depuis l’Antiquité, dans certains pays, notamment en Afrique du Nord et en Inde, les femmes utilisent la poudre de henné (Lawsonia Inermis) pour colorer leurs cheveux, les rendre plus brillants et plus consistants, pour faire des tatouages et pour les rites et cérémonies religieuses.

Peu de gens savent que, outre le Lawsonia Inermis, il existe depuis toujours d’autres pigments extraits de plantes, qui sont utilisés pour colorer les tissus, la laine, la soie et le coton, et qui permettent de produire des couleurs plutôt raffinées et précieuses (qui ont été en partie remplacées par des couleurs synthétiques).

Mais heureusement, les traditions ont maintenu cette coutume vivante, et aujourd’hui elle est utilisée dans différents secteurs, comme le textile, pour la teinture du cuir et pour la coloration des aliments.

Je voudrais m’attarder sur les progrès réalisés en matière de pigments végétaux pour la coloration des cheveux.

Aujourd’hui encore, on parle beaucoup du henné dans les pays occidentaux. C’est en effet une poudre importante dans la coloration des cheveux, mais il est temps d’élargir nos connaissances sur les pigments végétaux dont nous disposons.

Certains d’entre eux ont un grand pouvoir colorant, d’autres moins, mais les mélanges ou superpositions de ces pigments permettent de colorer les cheveux blancs dans des nuances allant du blond très clair au roux, au brun et au noir.

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Il existe des techniques que peu de professionnels expérimentés connaissent, mais il est essentiel qu’à l’avenir un travail cohérent soit réalisé pour permettre à tous les professionnels d’utiliser au moins certaines de ces colorations.

Je me suis personnellement impliqué dans la réalisation de ce projet ; les raisons en sont maintenant bien connues, les pigments végétaux que nous utilisons sont des poudres végétales 100% naturelles certifiées, elles ne contiennent pas de paraphénylènediamine, de peg, de parabènes, d’oxygène, d’ammoniac, substances présentes dans les couleurs traditionnelles qui sont absorbées par la peau et peuvent provoquer des allergies et des irritations ; de plus, une responsabilité cancérigène probable est revendiquée.

Ils pénètrent à travers les écailles dans la tige du cheveu, en modifient la couleur et endommagent malheureusement la structure du cheveu, causant des dommages aux cheveux et au corps.

En revanche, mélangées à de l’eau chaude, les poudres végétales ne colorent que les cheveux blancs, les recouvrant d’un film externe, renforçant les cheveux au lieu de les abîmer, et profitant également au cuir chevelu.

L’utilisation des colorants synthétiques est connue de tous, tant au niveau professionnel que dans la grande distribution.

Les couleurs végétales sont sans doute moins faciles à utiliser, comme le sont généralement les substances naturelles, et j’en suis arrivé à la conclusion que les gens préfèrent peut-être simplement ne pas avoir à se battre pour apprendre de nouvelles techniques.

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Une chose qui m’a surpris au cours de mes recherches est la compétence des particuliers par rapport aux professionnels.

Au début, cette découverte m’a surpris et déstabilisé, mais après réflexion, tout est devenu clair : le besoin des gens de se soigner avec des produits à base de plantes est plus important que ce que les professionnels sont en mesure d’offrir, ce qui oblige les personnes intéressées à surfer sur les différents blogs et forums, en échangeant des informations et des expériences dans l’espoir d’obtenir des résultats satisfaisants en bricolant. En réalité, il est rare que les résultats souhaités soient atteints.

Je pratique ce type de coloration depuis quelques années maintenant, et je comprends les difficultés rencontrées par ceux qui improvisent. Il est surprenant de voir combien de clients, même venus de loin, viennent me voir pour des colorants végétaux et me confient que mes collègues, sur lesquels ils comptaient, ont délibérément déclaré que les colorants végétaux n’existent pas ou, pire encore, ont fait passer des produits synthétiques pour des végétaux.

J’espère que la demande du marché contribuera à changer cette situation, car tout professionnel doit pouvoir proposer à sa clientèle une coloration végétale.