Soyez le changement que vous voulez être : changer les habitudes en adoptant la théorie du « Changement » apporte de nouveaux stimuli, non seulement pour pouvoir s’adapter à la crise, mais aussi pour découvrir en soi de nouvelles et merveilleuses ressources

Le changement apporte le bien-être

Le changement est bon pour vous, surtout en période de crise. Cette tendance psychologique fait parler d’elle depuis quelques années : il s’agit d’une façon d’aborder la vie qui bannit toutes les habitudes établies, l’ennui et la répétitivité, en donnant la parole au changement à 360 degrés.

Il n’est pas nécessaire de tout changer, il suffit parfois de modifier de petites habitudes quotidiennes, comme le choix de l’endroit où faire ses courses ou l’itinéraire pour se rendre au travail.

Statistiquement, les changements auxquels les Français semblent le plus habitués sont : changement de ville, changement de partenaire, changement de look, changement de travail. Par la force ou pour le plaisir. Si pour certains c’est un traumatisme, pour d’autres cela fait partie de la vie : voyons comment se sentent ceux qui changent souvent et ceux qui ne changent pas du tout.

On naît « habitué

Si l’on y réfléchit, dès notre plus jeune âge, à la maison, à l’école maternelle, les rythmes de vie nous imposent souvent une habitude : réveil à la même heure, même déjeuner, horaires de sommeil à respecter. La routine est importante, bien sûr, surtout pour les bébés. Mais, comme nous l’enseignent les experts et les psychologues pour enfants, il doit s’agir d’une routine instinctive, soutenue et non imposée ; une routine qui, au fur et à mesure que l’enfant grandit, peut aussi devenir une déviation de la règle, une fantaisie, un jeu et une acceptation de la nouveauté, une expérimentation.

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Qui dit que ce sont vraiment les enfants qui ont besoin d’habitudes ? Ce sont peut-être les parents qui, par peur du changement en cours, parce qu’ils vivent un moment particulier de leur vie, doivent tout « recadrer » selon des règles précises. Il faut donc également veiller à ne pas transmettre des craintes en ce sens à leurs enfants.

La peur du changement

En fait, c’est le point crucial : souvent, nous ne changeons pas parce que nous avons peur. Pour certains, le quotidien est un berceau chaud et douillet dans lequel ils se prélassent, dans lequel ils restent comme quand ils étaient petits, tandis que pour d’autres, qui semblent être des exceptions, c’est une prison dont il faut s’échapper.

Ces derniers sont enclins à considérer la routine et l’habitude comme une fermeture mentale, un ennui, un point de non-retour convenant uniquement aux personnes ternes, apathiques et ennuyeuses. Par conséquent, s’il y a ceux qui changent constamment, ou plutôt qui ne pourraient pas vivre sans changement, il y a ceux qui ont même du mal à changer les petits faits et gestes quotidiens tels que le chemin qu’ils prennent pour aller au travail, faire leurs courses dans un supermarché différent de celui auquel ils sont habitués, sortir pendant une semaine, se faire de nouveaux amis.

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Il s’ensuit que tout petit changement dans la vie (et il y en a beaucoup ces derniers temps !) est vécu par les personnes qui n’y sont pas habituées comme un véritable traumatisme, un drame des plus noirs.

C’est pourquoi les psychologues ont inventé il y a quelques années une « thérapie » appelée « Changer », quelque chose qui, de gré ou de force, est devenu le style de vie de nombreuses personnes en France ces dernières années, et qui les amène à accueillir le changement comme quelque chose de positif et de stimulant.

La joie de la renaissance

Les emplois sont instables, les petits amis sont instables, une maison est difficile à acheter « pour toujours » : la tendance du « Changement » ne semble pas seulement se poursuivre, mais dominer.

Voulons-nous voir le beau côté de ce changement infini ? Nous laissons le temps indéfini et la certitude aux gens ennuyeux, tout comme nous laissons les belles femmes aux hommes sans imagination, pour paraphraser Proust : il est temps de nous réinventer, de tâtonner dans l’obscurité, d’accepter avec le sourire le fait que le gazon sous nos pieds n’est pas si ferme et solide ! Vous aimez l’idée ? Peut-être que ça ne plaira pas à tout le monde, mais si c’était la clé d’une percée ?

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Selon les experts, les spicologues et les sociologues, le changement a plus d’un côté positif : la flexibilité dans la vie, l’abandon des habitudes établies font naître en l’être humain de nouvelles ressources que l’on ne pensait même pas avoir, ouvrant la porte à de nouvelles possibilités, de nouvelles rencontres, des idées vivantes et brillantes.

La paresse mentale et la fierté ignorante de s’en tenir à ce que l’on croit établi font place à la joie de se lancer, de découvrir de nouvelles choses, de briser le moule et d’adopter de meilleurs choix de vie. En expérimentant neuf possibilités, votre cerveau s’entraîne et reste jeune, vos stimuli augmentent, vous recherchez de nouveaux pivots et votre estime de soi, votre confiance et votre positivité augmentent. En substance, vous expérimentez la joie de naître à nouveau.